Pendant longtemps on a supposé que la messe solennelle en ut majeur, dite Messe du couronnement K.317, avait été composée par Mozart en mars 1779 pour accompagner les cérémonies commémoratives célébrant le couronnement d’une statue de la Vierge, cérémonies qui se déroulaient chaque année après la Pentecôte dans l’église de Maria-Plain, près de Salzbourg…/ For many years it had been assumed that the solemn mass in C major, known as the Coronation Mass K.317, had been composed by Mozart in March 1779 to accompany the commemorative ceremonies celebrating the crowning of a statue of the Virgin, ceremonies which were held every year after Pentecost in the church of Maria-Plain, near Salzburg.

Wolfgang Amadeus Mozart "Messe du Couronnement" avec la Maîtrise de Paris dirigée par Patrice Marco et la Budapest Orfeo Orchestra dirigée par Gyorgy Vashegyi

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


Cette thèse est de nos jours de plus en plus écartée, car le caractère somptueux et symphonique de l’oeuvre paraît plaider en faveur d’une solennité plus grandiose dont nous ne savons finalement rien. La spiritualité s’y exprime avec sincérité même si la distance entre le profane et le sacré n’est pas toujours définie, ainsi qu’en témoignent les accents dramatiques de l’Agnus Dei chanté par le soprano, dont les inflexions proches de celles de l’air de la Comtesse, Dove sono, au III° acte des Noces de Figaro, révèlent à elles seules tout le sens dont la ligne mélodique est chargée. Datées de 1780, les Vêpres solennelles d’un confesseur K.339 pour soli, choeurs et orchestre brillant (avec trois trombones) représentent l’ultime oeuvre religieuse écrite par Mozart à Salzbourg. En 1781, il devait rejoindre Vienne et rompre définitivement avec les conflits qui l’opposèrent des années durant au prince-archevêque Colloredo. On ne connaît pas la destination exacte de cette partition qui s’organise autour de la totalité des textes chantés lors de la célébration des vêpres, cinq psaumes (109, 110, 111, 112 et 116), tous hymnes d’action de grâces et de louange, et le Magnificat, expression la plus haute de l’office. L’orchestre y joue un rôle important et participe à la plénitude du traitement contrapuntique de Mozart. Le motet Ave verum Corpus K.618 pour choeur à quatre voix, cordes et orgue, avant-dernière page de musique sacrée de Mozart, a été composé en juin 1791 à Baden pour la Fête-Dieu et sur les instances d’Anton Stoll, chef de choeur de la ville. Quelques semaines plus tard, le musicien entamera la composition de son Requiem. Ce court motet dont le texte eucharistique se rapporte à la liturgie du Saint Sacrement, s’impose par sa simplicité et sa profondeur. L’économie de moyens mis en oeuvre par Mozart rehausse les effets nés d’une harmonie saisissante de sobriété, d’un art accompli dans le traitement des voix et d’une richesse polyphonique qu’il avait certainement appris à maîtriser dans sa jeunesse auprès du Padre Martini, à Bologne.

This theory is now being increasingly discarded, since the sumptuous and symphonic nature of the work seems to argue in favour of a more grandiose solemnity, about which we basically know nothing. Here, spirituality is expressed with sincerity even if the separation between the sacred and the profane is not always clearly defined, to which the dramatic accents of the Agnus Dei sung by the soprano bear witness, whose modulations, which are close to those of the aria of the Countess, Dove Sono, in the third act of the Marriage of Figaro, in themselves reveal completely the meaning which fills the melodic line. Dated 1780, the Vesperae solennes de confessore K.339 for soloist, choirs and brilliant orchestra (with three trombones) is the last religious work Mozart wrote in Salzburg.  In 1781, he was to return to Vienna and definitively leave behind the conflicts which had existed for so many years between him and the Prince Archduke Colloredo. We do not know the exact purpose of this score which is arranged around all the texts sung during the celebration of vespers, five psalms (109, 110, 111, 112 and 116), all the hymns of grace and praise, and the Magnificat, the highest expression of the service. The orchestra here plays a significant role and fully shares in Mozart’s contrapuntal handling. The Ave verum Corpus motet K.618 for four-voice choir, strings and organ, Mozart’s penultimate passage of sacred music, was composed in June 1791 in Baden for Corpus Christi and at the request of Anton Stoll, the city’s choirmaster.  A few weeks later, the musician was to start composing his Requiem. This short motet, whose Eucharistic text refers to the liturgy of the Holy Sacrament, stands out through its simplicity and profundity. The economy of means used by Mozart enhances the effects deriving from a harmony which is striking in its restraint, an accomplished artistry in handling voices and a polyphonic richness that he had surely learnt to master in his youth with Padre Martini, in Bologna.  

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral/ Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet