Instrument sacré, instrument biblique, instrument guerrier, instrument des fanfares, la trompette est un des instruments à vent les plus anciens qui soient et aux fonctions multiples. Elle n’apparaît véritablement à l’orchestre qu’au début du XVIIe siècle lorsque Monteverdi lui confie cinq parties dans son opéra Orfeo créé à Mantoue en 1607.  Un peu plus tard, en 1675, le maître de chapelle de Saint-Marc de Venise, l’un des successeurs de Monteverdi dans la Cité des Doges, Giovanni Legrenzi l’emploie également dans son opéra Eteocle e Polinice…/The trumpet is one of the oldest wind instruments in existence, fulfilling many functions: a sacred instrument (mentioned in the Bible), an instrument of war and of fanfares. It did not really appear in the orchestra until the early 17th century, when Monteverdi gave it five parts in his opera Orfeo, first performed in Mantua in 1607. A little later, in 1675, the maestro di cappella of St Mark’s in Venice, one of Monteverdi’s successors in the Doge’s City, Giovanni Legrenzi, also used it in his opera Eoteocle e Polinice…PV730042 entier

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A la même époque, en France, Lully l’introduit à son tour dans ses tragédies lyriques, tandis qu’en Angleterre, Henry Purcell l’utilise à plusieurs reprises, notamment dans des morceaux de bravoure, se montrant particulièrement inventif dans l’usage des timbres.  Aux confins des XVIle et XVIlle siècles, l’habileté des instrumentistes s’améliorant en partie grâce aux perfectionnements de la facture, les compositeurs commencent à dédier à la trompette des morceaux d’une virtuosité éblouissante où les qualités rythmiques et mélodiques de l’instrument sont exploitées à fond dans des Allegro éclatants et souriants et des Andante graves et doucement expressifs. Des compositeurs allemands comme Bach, Haendel, Telemann, puis plus tard Josef et Michael Haydn ou Johann Nepomuk Hummel, offrent aux trompettistes des pages célèbres, souvent d’une vélocité redoutable et d’une exubérance endiablée. En Italie, outre Antonio Vivaldi, auteur d’un célèbre concerto pour deux trompettes, Tommaso Albinoni, grand maître de la musique instrumentale et l’un des premiers compositeurs vénitiens de son temps, et Giuseppe Tartini, illustre violoniste, c’est Giuseppe Torelli qui contribua largement au développement d’un vaste répertoire pour une ou plusieurs trompettes, écrivant des pièces simples mais étincelantes qui durent magnifiquement résonner sous les voûtes de la basilique San Petronio de Bologne où il servit.

At the same time, in France, Lully, in turn, introduced it into his tragédies lyriques1 , while, in England, Henry Purcell used it several times, notably in bravura pieces, showing himself to be particularly inventive in the use of timbres. By the end of the 17th — beginning of the 18th century, instrumentalists’ skill had improved, partly because the instrument itself had developed, and composers began to write dazzling virtuoso pieces for the trumpet, exploiting its rhythmic and melodic qualities to the full in bright, brilliant Allegros and serious, softly expressive Andantes. German composers such as Bach, Handel, Telemann, and later Joseph and Michael Haydn and Johann Nepomuk Hummel, provided trumpeters with compositions that are often formidably fast and full of wild exuberance. In Italy, there was Antonio Vivaldi, who composed a famous concerto for two trumpets, Tommaso Albinoni, a great master of instrumental music and one of the foremost Venetian composers of his time, and Giuseppe Tartini, who was an illustrious violinist. And also Giuseppe Torelli, who made an important contribution to the development of a vast repertoire for one or more trumpets, writing pieces that were simple but brilliant and which must have sounded magnificent beneath the vaults of the basilica of San Petronio in Bologna, where he served.

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