Si l’œuvre instrumentale de Vivaldi est aujourd’hui bien connue, il n’en va pas de même pour l’œuvre vocale – profane et religieuse. Or, en ce domaine Également, les chefs d’œuvre abondent. Notamment dans la musique d’Église : ici, le compositeur se souvient qu’il est abbé, homme de Dieu. Sa foi vient alors féconder son génie et lui conférer une dimension supplémentaire. On en aura la preuve en écoutant l’admirable psaume Nisi Dominus ou le bouleversant Stabat Mater…/Vivaldi’s instrumental works are very well known to us today, but the same cannot be said of his vocal works, whether secular or religious, which nevertheless include a great number of masterpieces, particularly among his church music, where the composer brings to the fore his role as priest and man of God. His genius is enriched by his faith and takes on an extra dimension. This becomes quite obvious when we listen to the admirable psalm Nisi Dominus or the deeply moving Stabat Mater. ..PV730043 entier

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Ses œuvres religieuses, Vivaldi les destinait à son Ospedate della pieta où il fut maître de chapelle de 1703 à 1735. Merveilleux « laboratoire », avec des artistes du chant et de l’orchestre jeunes, brillantes et reconnaissantes au Prêtre Roux de leur confier, ici ou là, des parties de solistes. Ainsi, dans le Magnificat, lit-on que l’Et exultavit est « per l’Apollonia », le Quia respexit « per la Bolognesa », et le Sicut locutus est « per l’Albetta »… Le Nisi Dominus, psaume 126, a la forme d’une cantate pour solo, une sorte de « concerto sacro » mais sans récitatif, ce qui est très rare en Italie à cette époque. En dépit de la variété, de la brièveté de ses neuf mouvements, cette page atteint à une unité exemplaire, liée à la profondeur du sentiment religieux exprimé autant qu’à la beauté même de l’écriture. Un exemple entre cent : le verset « Cum dederit dilectis suis somnum » qui traduit le repos dans le Seigneur pour ceux qu’il aime (et qui l’aiment…), Vivaldi invente une délicieuse musique que l’on peut retrouver dans certains mouvements lents de ses concertos de violon évoquant ici la nuit, où le sommeil : en passant du registre profane au registre sacré, le musicien ne change point d’encre, preuve de son absolue authenticité.

Vivaldi’s religious works were written for the Pio Ospedale della Pieta in Venice, where he taught from 1703 to 1735. The latter institution gave him excellent scope for experimentation, with its brilliant young singers and musicians, whom ‘the red priest instructed and rehearsed and for whom he provided a regular supply of new works. Some of the soloists are mentioned by name: for example, in the Magnificat the Et Exultavit was intended ‘per l’Apollonia’, the Quia respexit ‘per la Bolognesa’ and the Sicut locutus est ‘per l’Albetta’.The Nisi Dominus, Psalm 126, is in the form of a solo cantata, a sort of ‘concerto sacro’, but without recitative, which was rare in Italy at that time. Despite the variety and brevity of its nine movements, this work achieves an admirable unity through the depth of the religious feeling expressed and the beauty of the composition. To give just one example: for the verse ‘Cum dederit dilectis suis somnum’, conveying the fact that those God loves (and who love Him) may repose in the Lord, Vivaldi composed a delightful piece of music which is also to be found in certain slow movements of his violin concertos, sometimes evoking night-time, sometimes slumber: in passing from the secular to the sacred register, the musician uses the same style Ñ proof of his absolute authenticity.

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