Cette interprétation se réfère à l’édition la plus récente des œuvres complètes de J.-S. Bach, la Neue Bach Ausgabe de Leipzig. Celle-ci, se conformant aux derniers travaux consacrés à l’auteur, nous livre une nouvelle lecture de son œuvre, où l’on décèle des différences parfois non négligeables par rapport à l’ancienne édition de la Bach-gesellschaft…/  This interpretation refers to the most recent edition of the complete works of J.S. Bach, the Neue Bach Ausgabe of Leipzig. In accordance with the latest works dedicated to the author, this publication throws a new light on his work, disclosing differences which are sometimes not negligible in comparison with the early publication by the Bach-gesellschaft…

PV730001 entier

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Parmi les différences les plus audibles, retenons par exemple l’absence du ré grave dans la 16eme mesure de la Toccata en ré mineur, note avantageusement remplacée par un silence qui donne à la phrase musicale un nouvel élan. On peut aussi, dans la Toccata en fa, attirer l’attention sur certains passages où le mineur mélodique est employé à la place du mineur harmonique de l’ancienne édition. Dans la Fugue de cette même Toccata, j’ai cru bon reprendre le premier thème tel qu’il se manifeste dans son énoncé initial, enrichi de ce coulé-trillé qui le caractérise, et ceci dans toutes les voix et dans toutes les tonalités où il apparaît. Je considère en effet que cet ornement — signe de reconnaissance pour l’oreille — constitue un élément essentiel du thème, tel que Bach l’avait une fois pour toutes conçu. S’il s’est abstenu de le répéter dans le manuscrit, Bach le fit sans doute pour rendre l’exécution de la Fugue plus conforme aux capacités instrumentales de son époque, ou plus simplement par économie graphique. J’accorde la même importance au mordant qui achève le thème de la Fugue en do majeur. Enfin, dans la Toccata Dorienne, c’est pour les mêmes raisons que j’orne de trilles toutes les notes tenues en valeurs longues à la pédale. Il s’agit ici de suivre l’exemple donné par Bach dans les mêmes notes tenues au manuel. Au pédalier comme au manuel, le trille représente un élément inhérent à la dynamique de l’œuvre qu’il est important de respecter et de rendre au moyen d’une registration appropriée et d’une articulation claire.

Amongst the most audible differences is the absence of the low Din the 16th bar of the Toccata in D minor ; the note has been advantageously replaced by a silence which gives a new impetus to the musical phrase. In the Toccata in F, one can also note certain passages where the melodic minor scale is used instead of the harmonic minor of the earlier edition. In the Fugue of this Toccata, I thought it wiser to repeat the first theme in the same way as it is initially stated, enriched by a characteristic trilled-slur throughout the various voices and tonalities. I consider this ornament — a point of recognition for the ear — to be an essential element of the theme such as conceived by Bach once and for all. If he abstained from repeating it in the manuscript, his reason was undoubtedly to render the piece conform to instrumental capacity of the day, or perhaps simply for reasons of graphic economy. I grant the same degree of importance to the mordant which completes the theme of the Fugue in C Minor. Finally, in the Dorian Toccata, I have decorated all the long notes held at the pedal, with trills, for the very same reason. At the pedal as well as at the keyboard the trill represents an element inherent to the dynamics of the work. It is therefore important to respect this ornamentation by means of appropriate registration and clear articulation.

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