L’époque de composition des concerti pour clavecin (1746-1770), est particulièrement riche en événements de toutes sortes. Dans le domaine des arts, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche réunit autour d’elle, au château de Schönbrunn, les plus grands artistes du temps : Tiepolo, Guardi et Piranèse en Italie, Nattier, Chardin, Boucher en France, Gainsborough en Angleterre, Messerschmied et Dietz en Allemagne, sont à l’apogée de leur gloire… / The period 1746-1770 during which these two concertos were composed, was particularly rich in every respect. The Empress Maria-Teresa of Austria summoned the greatest artists of the age to the palace of Schonbrunn. Tiepolo, Guardi and Piranese in Italy, Nattier, Chardin and Boucher in France, Gainsborough in England, Mes-serschmied and Dietz in Germany were all at the height of their glory.

Wilhelm Friedmann Bach  - Concerto N°1, 3, 4 et 5 pour clavecin interprétés par Brigitte Haudebourg accompagnée par l'Orchestre Pro Arte dirigé par Kurt Redel

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Le roi de Prusse Frédéric II, quand il ne part pas en guerre, s’adonne à la flûte. Gabriel établit les plans du petit Trianon, Beaumarchais prépare sa venue théâtrale, Klopstock ses odes. Lessing Minna von Barnhelm et Gœthe esquissent un fragment de Faust. Les plus célèbres musiciens du temps sont à la fin de leur carrière : J.-S. Bach disparaît en 1750, Haendel en 1759, Rameau en 1764, Telemann en 1767, Mozart va bientôt naître, Haydn a 30 ans, Glück établit sa réputation et les musiciens connus sont réunis dans le creuset des chapelles princières : Cannabich, Toeschi, Richter, Karl Stamitz à Mamheim, Quantz, Gottlieb Graun, Emmanuel Bach à Potsdam, Monn, Wagenseil, Gassmann à Vienne. Dans cette période intermédiaire entre le « Biedermayer et la sensibilité », et avant le grand élan du « Sturm und Drang », l’Allemagne déchirée et appauvrie par une suite ininterrompue de défaites et de victoires, de violences et d’héroïsme est une terre ouverte à l’humanisme et à l’intériorité. Un musicien solitaire, prudent, parfois lucide, mais toujours inquiet, tente de mettre de l’ordre dans les idées créatrices, il s’agit de Wilhelm Friedemann Bach, le fils aîné du vieux Cantor, Jean-Sébastien. Longtemps ignoré du public, tributaire d’une légende désastreuse, par le fait du romancier Brachvogel, attribuant au musicien tous les péchés possibles : prévarication, éthylisme, vie hasardeuse, il faut attendre la deuxième décade du XXe siècle pour tenter de le découvrir et encore fort timidement. Une thèse de Martin Falk à Leipzig, en 1913, propose un catalogue thématique de son œuvre et donne d’intéressantes précisions sur le déroulement de sa vie. Plus près de nous les musicologues Friedrich Blume dans l’encyclopédie MGG (Kassel et Bale, 1951). Wilihald Gurlitt dans Neuen Deutschen Biographie (Munich, 1953), Karl Geiringer dans Bach et sa famille (Cambridge, 1955, traduction française, Edition Corréa, 1955) parviennent à donner un éclairage nouveau à celui que l’on considère comme le plus génial des fils de Bach.

Frederick II of Prussia, when he was not at war, played the flute. Gabriel drew up the plans tor the Petit Trianon, Beaumarchais prepared himself for a career in the theatre, Klopstock his odes, Lessing Minna von Barnhelm and Goethe sketched a fragment of Faust. The greatest  musicians of the period had reached the end of their career: Bach died in 1750, Haendel in 1759 Rameau in 1764,  Telemann in 1767, Mozart was soon to he born, Haydn was 30, Gluck was in the course of establishing his reputation. Musicians at that time were gathered together in the service of different princely chapels: Cannabich, Toeschi, Richter, Karl Stamitz in Mannheim, Quantz, GotUieh, Graun and Emmanuel Bach in  Potsdam, Monn,  Wagenseil, Gassmann in Vienna. During this intermediate period between the Biedeimayer et la sensibilité, and the great step forward of the ‘Sturm und Drang’. Germany, weakened by constant defeats and victories, violence and heroism, was a country open to humanism and philosophy. A solitary musician tried to bring order to creative art Prudent, sometimes lucid hut  always anxious. Wilhelm Fnedmann Bach was Johann Sebastian’s eldest son. For a long time ignored by the public, this was largely due to a certain novelist  Brachvogel who declared  him guilty of all manner ol faults: prevarication, alcoholism instability; it is only in the 20th century and then  only timidly that W.F. Bach has been rediscovered. In 1913 a thesis by Martin Falk (Leipzig) proposed a thematic catalogue of his works and gave interesting details concerning the composer’s life. More recently the  musicologists Friedrich Blume in the MGG encyclopedia (Kassel and Basel, 1951), Wilibald Gurlitt in Neunen Deutschen Biographie (Munich, 1953), and Karl Geiringer in Bach and his family (Cambridge, 1955) have shed new light on the man generally considered the greatest of Bach’s children.

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