Il y a dix ou quinze ans, seuls les connaisseurs savaient qui était Mieczysław Weinberg. Puis, des auteurs comme David Fanning, Per Skans, Tommy Persson, Martin Anderson ou Robert Reilly (dans Surprised by Beauty : A Listener’s Guide to the Recovery of Modern Music) l’ont fait découvrir avec passion à un auditoire restreint, mais croissant. Et aujourd’hui Weinberg est l’archétype même du grand compositeur méconnu qui connaît une renaissance, hélas, posthume : Weinberg est décédé, dans une large mesure, oublié et ignoré, victime de la maladie de Crohn, le 3 janvier 1996. / Ten, fifteen years ago, only connoisseurs knew who Mieczysław Weinberg was. The likes of David Fanning, Per Skans, Tommy Persson, Martin Anderson, or Robert Reilly (in “Surprised by Beauty: A Listener’s Guide to the Recovery of Modern Music”) introduced him passionately to a small but growing audience. Now Weinberg has become the poster-boy for a truly great but neglected composer enjoying a renaissance. Posthumous, alas: Weinberg died, largely forgotten and ignored and suffering from Crohn’s disease on January 3, 1996.

Jaqu. ARN68839

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Pour employer une formule concise, Weinberg est « comme Chostakovitch, mais sans le sourire ». Ce bon mot joue sur l’image sinistre et sombre de la musique de Dimitri Chostakovitch, que Weinberg pouvait reproduire sans la moindre difficulté. Mais ceux qui ne savaient pas combien la relation de Weinberg avec son ami et collègue plus âgé de treize ans était réciproque le rejetaient comme un clone inférieur. Weinberg contribua lui-même à cette fausse perception qu’on avait facilement de lui en disant : « Bien que je n’aie jamais pris de leçons avec lui, je me considère comme son élève, comme quelqu’un de sa famille ». Weinberg était pourtant capable de faire preuve d’humour et d’esprit, et pas seulement de gravité.

Pithily described, Weinberg is “like Shostakovich, but without the smile”. The quip plays on the grim and dark image of Dmitri Shostakovich’s music, which Weinberg could redouble at the push of a button. By those who didn’t know how truly mutual Weinberg’s relationship with his 13-year older friend and colleague was, the former was dismissed as a lesser clone of the latter. Weinberg contributed to the easy misperception, stating that “…although I have never had lessons from him, I count myself as his pupil, as his flesh and blood”. But Weinberg was capable of humor and wit, not just grimness.

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