Rome au début du XVIe siecle : l’âge d’Or – Le célèbre peintre humaniste Vasari, dans ses Vies d’Artistes Italiens, qualifia le début du XVIe siècle d’«âge d’Or» en vertu des hommes de valeur et des nobles artistes qui ont œuvré à la cour du Pape Léon X. Cet âge heureux fut caractérisé par l’affluence d’une intelligentsia européenne vers Rome, le principal centre culturel italien : « De toutes parts les lettrés viennent à la Ville éternelle qui leur est une patrie, une mère et une nourrice » écrivait alors le cardinal Riaro. / Rome in the early sixteenth century: the Golden Age – The famous humanist painter Vasari, in his Lives of the Artists, described the early sixteenth century as the ‘Golden Age’ because of the number of great men and outstanding artists then working at the court of Pope Leo X. That happy age was marked by the flow of European intellectuals who converged on Rome, the main centre of Italian culture: ’From everywhere men of letters come to the Eternal City, which becomes their home, their mother and their nourishment,’ wrote Cardinal Riaro at that time. PV711041 entier

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Au XVIe siècle, le monde musical fut bouleversé par l’avènement d’un nouveau moyen de diffusion des œuvres : l’édition. Ce procédé de distribution symbolisait un idéal : le fruit d’une entente commerciale apparemment équitable entre les compositeurs et les éditeurs. Néanmoins, le rapport de pouvoir ne fut pas toujours respecté par ces derniers. De nombreux éditeurs ne tardèrent pas à assujettir les artistes. L’art n’était pour eux que profit. Ainsi, Gardane publia une édition posthume de cinq « Lamentations de Festa sous le nom de Morales » : Lamentationi di Morales, Venise, 1564. Or, cette édition fut au centre d’une polémique résolue depuis peu par Albert Seay dans son édition moderne des Lamentations de Festa. En effet, ce dernier a eu accès au manuscrit original : Roma, Biblioteca Vaticana, Capella Giulia, Ms. XII, 3, copié en 1543. Nous y retrouvons, entre autres, les cinq Lamentations révélant leur vrai auteur : Costanzo Festa. Pourquoi Gardane a-t-il commis cette imposture ? Il semble tout simplement que le nom de Morales, peut-être plus connu, garantissait à l’éditeur une somme d’argent plus importante.

In the sixteenth century the music world was drastically changed by the advent of a new means of circulating compositions: publishing. The result of an apparently equitable commercial entente between composers and publishers, it represented an ideal. But many publishers soon began to show greed, taking more than their fair share and treating the artists as subordinates. Art for such unscrupulous individuals was merely a means of makings profit. Antonio Gardane, for example, published a posthumous edition of five of Festa’s Lamentations which he ascribed to Morales: Lamentationi di Morales, Venice, 1564. That edition was at the centre of a controversy that was not cleared up until the 1970s, when Albert Seay presented his modern edition of Festa’s Lamentations for Holy Week. Seay had access to the original manuscript — Rome, Biblioteca Vaticana, Capella Giulia, Ms. XII, 3, copied in 1543 — which shows the true author of those five Lamentations to be Costanzo Festa. Why did Gardane commit such a deception? Simply, no doubt, because Morales’s name was better known and was therefore likely to bring in more money.

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