Les années 1760-1770 marquent l’apparition du pianoforte en France. Supplantant peu à peu le clavecin, son concurrent, cet instrument nouveau allait bientôt donner naissance à une littérature riche et variée, mais encore trop méconnue aujourd’hui. / The years 1760-1770 marked the appearance of the pianoforte in France. Gradually supplanting its competitor, the harpsichord, this new ins-trument was soon to give rise to a rich and varied literature which even today remains little appreciated. 

ARN60821 entier

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


Le passage du clavecin au pianoforte entraîna une profonde évolution de l’écriture de clavier. Alors que le clavecin se prêtait au traitement équilibré des voix, aux remplissages exigés par l’emploi de la basse continue chiffrée et aux agréments destinés à rehausser la ligne mélodique, le pianoforte, par son timbre moelleux et par la légèreté de son mécanisme qui permettait les nuances dynamiques, attira tout naturellement les compositeurs vers une thématique plus simple et expressive et vers un assouplissement de la ligne mélodique. Père de l’auteur de Ciselle, Jean-Louis Adam naquit en 1758 à Mûtterzsholz, en Alsace. Eminent professeur au Conservatoire, il peut être considéré comme l’un des pères de l’école française de piano. Sa Sonate en mi bémol majeur op.6 n°1 est extraite d’un recueil de trois sonates parues à Paris en 1788. L’Allegro initial, essentiellement mélodique, est construit sur deux thèmes contrastés qui s’épanouissent en un développement parfois audacieusement modulant. Le Lento maestoso, grave et sévère, se conclut comme une marche funèbre, et c’est un Prestissimo enjoué et plein d’esprit qui apporte la touche finale.

The move from harpsichord to pianoforte led to a profound evolution in keyboard writing. While the harpsichord lent itself to a balanced treat-ment of individual voices, to the fillingout required by the use of a figured bass, and to an ornamentation intented to enhance the melodic line, the pianoforte, with its mellow tone and with the lightness of a mechanism that allowed for dynamic nuance, naturally led composers towards simpler and more expressive thematic outlines, and towards a general softening of melodic contours. Father of the composer of Ciselle, Jean-Louis Adam was born in 1758 at Mutterzsholz in Alsace. A respected professor at the Conservatoire, he may be classed as one of the founders of the French piano school. His Sonata in E flat major, opus 6 n°1 is one of a collection of three sonatas published in Paris in 1788. Essentially a melodic movement, the opening Allegro is built from two contrasting themes which open out into a development containing some daring modulations. The solemn and serious Lento maestoso ends like a funeral march, and a spirited Prestissimo adds the final touch. ord.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral