Johann Stamitz (ou Steinmetz ou Staimitz ou selon la transcription phonétique tchèque : Stamic) est issu d’une famille musicienne. Né le 19 juin 1717 à Nemecky (aujourd’hui Havlickuv) Brod, il est le fils du cantor Antonín Stamitz qui aurait été son premier professeur de musique. Johann étudie au lycée de Jihiava et, dès son plus jeune âge, atteint un niveau exceptionnel au violon, même s’il n’est pas historiquement établi qu’il ait joué lors du couronnement de Karl VII à Francfort./ Johann Stamitz (or Steinmetz or Staimitz or, to use the original Czech transcription, Jan Vaclav Stamic) came from a musical family, Born 19th June, 1717 in Nemecky (now Havlickuv) Brod, he was the son of Antonin Stamitzt a cantor who was probably his first music teacher. He attended Jinlava’s second-ary school and, while still young, attained an impressive mastery of the violin. It has not been authenticated that he actually performed during the coronation celebration of Karl VII in Frankfurt…

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Ce qui est certain, c’est qu’il se voit inviter par le prince Cari Théodore de Pfalz à jouer du violon dans son orchestre de Mannheim. Très vite, il en devient le premier violon, puis directeur de la musique de chambre. En 1745, l’ensemble est déjà renommé grâce à la brillance de ses exécutions et marquera de façon indiscutable l’évolution de la musique européenne, avant tout par son avancée capitale dans le style de l’interprétation.  C’est justement dans l’œuvre de Stamitz que ces essais de modification stylistique déjà présente en Italie depuis l’apogée du Haut Baroque, acquièrent leur articulation idiosyncratique. C’est en outre à Stamitz que l’on doit de poser les bases de l’orchestre moderne, qui ont encore cours de nos jours. Sa musique met fin aux conventions artistiques du Baroque même si, sur le plan chronologique, il est en fait contemporain des plus célèbres représentants du Haut Baroque qui ont pour nom J-S Bach, Vivaldi et Haendel (Stamitz survécut à Haendel d’une année). Avec lui, l’évolution s’épanouit, les nouvelles tendances étincellent au sein de la vénérable tradition.  Le travail de Stamitz et de son orchestre ses succès en tant que compositeur et chef d’orchestre, font partie de ce que l’on nomme « l’École de Mannheim ». Sa réussite est d’autant plus étonnante que sa vie fut brève : il mourut à Mannheim le 27 mars 1757 à l’âge de 40 ans. L’œuvre de Stamitz comprend les six trios instrumentaux, quelque cinquante symphonies, des concertos pour violon et des sonates ; à l’instar de celui de ses successeurs et imitateurs, le sien est largement instrumental caractérisé par la nature mélodieuse, presque vocale des thèmes et le changement continuel des formes et des tropes. Si l’on compare ces Trios avec un concerto baroque — qu’il soit de Bach ou de Vivaldi —, il est évident qu’avec Stamitz la musique vient d’entrer dans un monde nouveau, celui du style baptisé « galant » …

…But what is certain, on the other hand, is that Prince Karl Theodor of Pfalz engaged him for the violin section of his Mannheim orchestra. The young musician quickly became the orchestra’s leader and soon thereafter, director of chamber music. Under his command, the orchestra quickly — as early as 1745 — won great fame due to its brilliant performances. The Mannheim Orchestra, directed by Johann Stamitz in the mid-eighteenth century, made a significant mark on the development of symphonic music in Europe, its historical break-throughs including advances in musical interpretation. Amongst his musicians were other successful well-known composers such as Franz Xaver Richter, Anton Filtz, Johann Christian Cannabich and Stamitz’s own sons, Karel and Antonin. (The inveterate traveller Charles Burney dubbed the orchestra « an army of generals »). The music of Stamitz incorporates those attempts at stylistic modification which, in Italy, were to be found as early as the middle of the High Baroque, Although a contemporary of such giants of the Baroque as Bach, Vivaldi and Handel (Stamitz in fact outlived the latter by only a year), he contributed to putting an end to the conventions which had persisted tor more than a century, with a certain overlapping or coexistence of the stylistic differences. In addition, he laid the foundations for the modern symphony orchestra as we know it today. His output, like that of many of his followers and imitators, was essentially instrumental, even though the melodic themes and flow seem almost vocal. Should you compare one of these trios with a typical Baroque concerto — whether by Bach, Vivaldi or whomever — you cannot but be aware that, with Stamitz, the Baroque period has entered a new era of expression: what we know as the « style galant ».   Jan Albrecht, translation John Tyler Tuttle

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