Alessandro Grandi est l’un des plus prolifiques compositeurs de cette époque. Ses motets sont populaires et largement répandus dans toute l’Europe. Dans ses motteti a voce sola en particulier, il met en œuvre toutes les innovations stylistiques élaborées à cette époque dans le domaine profane. / Alessandro Grandi was most of the prolific composers of the time. His motets were popular and widely performed throughout Europe. Particularly in this motteti a voce sola, he used all the stylistic innovations that were being developed in secular music at that time.

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Au début du 16ème siècle, dans l’Italie du nord, le motet connu une grande vogue : la plupart des motets sont élaborés à partir des textes non liturgiques, issus de compilations de différentes sources, liturgiques ou non, qui permettent aux compositeurs d’expérimenter les nouveaux matériaux stylistiques. A Saint Marc de Venise ainsi que dans 4 autres églises de la Sérénissime – et dans toute église lorsque le Doge et la Signora y étaient présents – un rite spécifique, à mi-chemin entre le rite patriarcal et le rite romain, avec en plus quelques textes propres à Saint Marc, avait cours. Ses particularités étaient jalousement conservées : elles signifiaient non seulement l’originalité de Venise mais encore son indépendance par rapport à Rome. Dans ce cadre vénitien, le motet se développe particulièrement bien, des motets étaient chantés lors des offices religieux, notamment les vêpres, et à chaque fois que lors de fêtes importantes, la Pala d’Oro, chef d’œuvre d’orfèvrerie gothique, symbole de la magnificence de Venise était découverte. Ils remplaçaient parfois des antiennes de plain-chant. On pouvait entendre des motets toute la journée lorsque le Saint Sang était exposé. De plus ces pièces étaient très certainement destinées également à un usage privé. L’utilisation fréquente du Cantique des Cantiques, par sa sensualité, lui permet de donner libre cours aux élans trouvés dans la mise en musique de poésies profanes. L’expression de la réalité humaine, de la sensibilité de l’individu devient le but premier du compositeur.

In the beginning of the 17th century, in northern Italy, the motet was wery much in vogue: most motets were composed to non liturgical texts, taken from different sources, whether liturgical or not, that allowed the composers to experiment with the new musical idioms. At Saint Mark’s in Venice as well as in four other churches of the city – and in any church when the Doge and the Signora were present – a specific ritual was current that was midway between the Patriarcal and the Roman rites, with also some texts specific to Saint Mark. These originalities were jealously preserved, as they signified not only the particularity of Venice, but also its independence from Rome. The motet thrived in this Venetian background: motets were sung during religious offices, especially vespers, and every time that the Pala d’Oro, a gothic goldsmith’s masterpieces, and symbol of Venice’s magnificence, was opened on important religious feats. They sometimes replaced antiphons in plainsong. Motets could be heard all day long when the Holy Blood was exposed. Moreover those pieces were certainly also intended for private use. The frequent use of the Song of Song, with its heady sensuality, allowed him to give rein to all the impulses he had found in musical settings of secular poetry. The expression of human reality, of individual sensibility became the composer’s first aim.

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