Les 12 Concerti grossi con duoi violoni e violoncello di concertino obligati, e duoi altri violoni, viola e basso di concerto grosso ad arbitrio op. 6 de Corelli parurent à titre posthume en 1714 chez l’éditeur Roger à Amsterdam. Le compositeur était mort un an auparavant, le 8 janvier 1713, au terme d’un carrière glorieuse qui s’était essentiellement déroulée à Rome, en dépit d’un voyage en Allemagne et d’un séjour à Naples, à l’invitation du Vice-Roi d’Espagne /  Corelli’s twelve Concerti grossi con duoi violoni e violoncello di concertino obligati, e duoi altri violoni, viola e basso di concerto grosso ad arbitrio op. 6 were published posthumously in Amsterdam by Roger in 1714. The composer had died the previous year, on 8 january 1713, at the end of a glorious career spent mostly in Rome, despite a trip to Germany and a stay in Naples at the invitation of the viceroy of Spain.

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…Selon un témoignage de l’organiste allemand Georg Muffat qui les entendit lors d’un voyage dans la Ville Eternelle vers 1682, ces concertos auraient été commencées 30 ans avant leur publication, c’est-à-dire à l’époque où l’ancien violoniste de Saint-Louis des Français s’apprêtait à entrer au service du cardinal Panfili et du cardinal Ottoboni, comme violoniste et chef d’orchestre. Corelli vécut le plein épanouissement du violon et il n’est guère étonnant que sa musique soit exclusivement consacrée à cet instrument. On s’étonnera cependant que l’œuvre de ce grand compositeur, que ses contemporains célébrèrent en termes plus qu’élogieux, soit si peu abondante : à peine 6 numéros d’opus, soit 4 ivres de Sonates à trois, un recueil de Sonates pour violon et basse continue et les 6 Concerti grossi op. 6. Si ce n’est pas Corelli qui inaugura le concerto grosso, Alessandro Stradella l’ayant devancé dans ce domaine vers 1670, c’est bien lui qui fixa le plan de cette forme musicale et lui donna ses lettres de noblesse. Le concerto grosso se caractérise par l’opposition d’une masse orchestrale, le ripieno ou grosso, et d’un ensemble réduit le concertino, dont les membres peuvent à l’occasion jouer le rôle de soliste. Ces deux éléments se rejoignent pour former le tutti. Les huit premiers Concerti grossi de l’op. 6 de Corelli épousent la forme du concerto « d’église », avec leur alternance caractéristique de mouvements lents, amples et majestueux et de mouvements vifs, rythmés, vigoureux et souvent fugués : les quatre autres sont des concertos « de chambre » constitués essentiellement de mouvements de danse. Le célèbre Concerto en sol mineur N°8, dit « Pour la Nuit de Noël » (Per la Notte di Natale), en six mouvements introduits par un grave solennel, doit vraisemblablement son sous-titre à l’atmosphère doucement chantante de la Pastorale par laquelle il se conclut.

…According to an account by the german organsist Georg Muffat, who heard the Concerti grossi durind a trip to the Eternal City, in about 1682, these concertos were begun over thirty years before their publication, that is to say during the time when the fomer violonist of St. Luigi dei Francesi was about to enter the service of Cardinal Panfili and Cardinal Ottoboni, as violonist and music master. During Corelli’s lifetime, the violonist was at the height of its popularity, so it is quite logical that his music should be entirely devoted to that instrument. What is surprising, however, is the fact that the œuvre of this great composer, who was spoken very highly of by his contemporaries, should be so sparse : it contains just six opus number – four books of trios sonatas, a set of sonatas for violin and basso continuo and the six Concerti grossi op. 6. If it was not Corelli who inaugurated the Concerto grosso, Alessandro Stradella having got there first in 1670, he neverthless set the pattern for this form of music and took it to its apogee. In the concerto grosso, a large group (known as the « ripieno » or « grosso ») alternates with a smaller group (the « concertino »), whose members can play the role of soloists when the occasion arises. These two elements come together for the tuttI . The first eight Concerti grossi from Corelli’s opus 6 are in the form of « chruch » concertos (for chrch use), with their characteristic alternation of slow, expansive, majestic movements and fast, rhythmic, vigourous, often fugued ones. The other four are « chamber » conceros consisting mainly of dance movements. The famous Concerto in G minor, op. 6 n° 8, is commonly known as the Christmas Concerto. As we have mentionned, it was intended as a concerto da chiesa and was inscribed fatti per la Notte di Natale (made for Christmas Night). It is in six movements, beggining with a solemn Grave and it probably owes its subtitle to the sweetly melodic atmosphere of the Pastorale which brings it to a close. Adélaïde de Place, translated by Mary Pardoe

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