Musicien au « classicisme charmeur », dont l’œuvre mêle « l’élégance, l’aimable et le brillant », Jean Françaix illustre cette tradition française faite de fraîcheur, de raffinement, de clarté, et souvent décriée au nom d’un certain modernisme irritant. « Tout ce qui n’est pas clair n’est pas ‘de Françaix’ », disait Sacha Guitry avec malice / A ‘fetchingly classical’ musician, whose work is a mixture of ‘charm, pleasantness and brilliance’, Jean Francaix is an illustration of that French tradition which consists of freshness, refinement and clarity, and is often decried in the name of a certain irksome modernism. «lf it isn’t clear, it isn’t by Francaix», said Sacha Guitry, mischievously playing on the words ‘Francaix’ and ‘francais’.

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…Le vaste catalogue de ce compositeur qui se dit « rejeté par les uns, admiré par les autres ; maudit ou béni par les mêmes personnages suivant leur humeur », rassemble d’innombrables pièces de musique de chambre au centre desquelles les instruments à vent tiennent une place de choix. Comme Francis Poulenc, son ami, Jean Françaix a témoigné d’une réelle prédilection pour leur sonorité chaude et sensuelle. Composé en 1972, l’Octuor pour clarinette en si bémol, cor en fa, basson, deux violons, alto, violoncelle et contrebasse repose exactement sur la formation retenue par Schubert en 1824 pour son Octuor en fa majeur D803. Avec humilité et humour, Jean Françaix a vu dans ces deux morceaux les fruits de « l’amitié hasardeuse du pot de fer et du pot de terre, peu recommandée par La Fontaine » ! Dans son œuvre, parmi les vents, c’est d’abord la clarinette, puis le basson, qui se taillent la part du lion, le cor restant plus indépendant. L’Octuor s’ouvre moderato sur une idée mélodique toute simple chantée par la clarinette et le basson, discrètement soutenus par les cordes. Tout s’anime brièvement vers un allegrissimo animé par un thème enjoué et primesautier que s’échange chaque groupe d’instruments. Le Scherzo, et son trio en mineur, avec ses pizzicati spirituels, a l’allure d’une ronde rapide. Le mouvement lent fait alterner un andante et un adagio dans lesquels se déploient des éléments thématiques très expressifs passant alternativement aux vents et aux cordes pour se perdre doucement vers la conclusion sur un point d’orgue. La pièce se termine par un Mouvement de valse tour à tour élégant, grave, rude, tournoyant et gai. C’est le 11 avril 1977 que Jean Françaix mit un point final à son Quintette pour clarinette en si bémol et quatuor à cordes. Quatre épisodes contrastés s’y succèdent. Une grande cohésion conditionne l’Adagio initial d’essence lyrique qui, par l’intermédiaire de quelques trémolos, s’enchaîne à un Allegro joyeux dans lequel les instruments échangent un dialogue désinvolte sur d’amusants pizzicati. Après un brillant Scherzando, et un Grave profond, dominé par une clarinette presque pathétique et un violon plus caressant, le Quintette se clôt par un Rondo plein de brio dont le thème, qui semble issu d’une chanson enfantine, engendre des motifs joyeux, souvent agités, parfois dramatiques. Une longue cadence de virtuosité pour la clarinette, conçue dans l’esprit des concertos classiques, mène vers la péroraison. Le Divertissement pour basson et quintette à cordes, composé en 1942, a toutes les caractéristiques du « divertimento » classique. Le basson fait entendre sa voix volubile sur un petit motif de chanson qui traverse tout le Vivace initial, alors qu’il développe une longue mélodie éplorée dans le Lento. Après un Vivo assai centré sur un motif de danse enlevé, l’AIIegro final conclue l’œuvre avec cette « grâce primesautière et spirituelle, jamais alourdie par la logique cérébrale » typique de l’art de Jean Françaix.

 The composer himself says that he is ‘rejected by some, admired by others ; cursed or blessed by the same, according to their mood’. His vast catalogue includes innumerable pieces of chamber music in which wind instruments play a very important part. Like his friend Francis Poulenc, Jean Francaix is very partial to the warmth and sensuality of these instruments. In his Octet for clarinet in B flat, horn in F, bassoon, two violins, viola, cello and double bass, composed in 1972, the composer uses exactly the same instruments as Schubert for his Octet in F major D803 of 1824. With humility and humour, Jean Francaix has seen these two pieces as the fruits of «the risky friendship between the iron pot and the earthenware pot, which is not really recommended by La Fontaine»! In his work, of the wind instruments it is first of all the clarinet, then the bassoon, which take the lion’s share, the horn remaining more independent. The Octet begins moderate with a very simple melodic idea ‘sung’ by the clarinet and the bassoon, unobtrusively carried by the strings. Everything briefly comes to life with an allegrissimo propelled by a lively, spontaneous theme, which is passed from one group of instruments to the other. The Scherzo, and its trio in minor, with its witty pizzicati, is like a swift round dance. The slow movement alternates an andante and an adagio, in which very expressive thematic elements unfold, passing alternately to the winds and the strings, and gently fading away towards the conclusion on a pause. The piece ends with a Mouvementde valse, which is in turn graceful, solemn, harsh, whirling and gay.  Jean Francaix completed his Quintet for clarinet in B flat and string quartet on 11 April 1977. It consists of a succession of four contrasting episodes. A great cohesion conditions the essentially lyrical opening Adagio, which, after a few tremolos, leads into a joyful Allegro, in which the instruments exchange a casual dialogue to amusing pizzicati. After a brilliant Scherzando, and a profound Crave, dominated by an almost ‘pathetic’ clarinet and a more carezzando violin, the Quintet ends with a Rondo full of brio, whose theme, which is reminiscent of some nursery rhyme, gives rise to joyful, often agitated, sometimes dramatic motifs. A long virtuoso cadenza for the clarinet, devised in the spirit of classical concertos, leads towards the peroration. The Divertissement for bassoon and string quintet, composed in 1942, has all the features of a classical divertimento. The bassoon makes its voluble voice heard to a little song motif which recurs throughout the opening Vivace, while it develops a long, tearful melody in the Lento. After a Vivo assai centred on a lively dance motif, the final Allegro brings the work to a close with that ‘spontaneous, witty charm, never weighed down by cerebral logic’ which is typical of the art of Jean Francaix.  Adelaide de Place

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