Dans son « Parnasse français » de 1732, le biographe Evrard Titon du Tillet rassemble des portraits de ses contemporains et donne une analyse précise des styles, des influences et des modes artistiques du début du 18ème siècle. Il dit Jean-François Dandrieu « parisien, organiste du Roi et des églises de St Méri et de St Barthélémi, mort à Paris le 16 janvier 1740 dans sa 56ème année, inhumé en l’église St Barthélémi ».

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En réalité né en 1682, Dandrieu mourut le 17 janvier 1738. Nous pardonnerons volontiers à Titon de Tillet ses erreurs de datation car son jugement sur le style du compositeur apparaît des plus perspicaces. Sa musique est harmonieuse et chantante, elle est assez dans le caractère de celle du fameux François Couperin…Sa composition est nette, belle, coulante et débarrassée de cette harmonie recherchée et des ces passages hasardés et brillants qui surprennent plus l’esprit qu’ils ne touchent et ne charment le cœur, qui aime une douce mélodie et une harmonie naturelle et bien variée ». On reconnaît là un critique partisan du style italien alors naissant, et peu attiré par les austères contrepoints des organistes du temps de Louis XIV. Michel Corrette, 20 ans plus tard, confirmera l’importance de cette école.

In his « Parnasse français » of 1732, the french biographer Evrard Titon du Tillet presents a series of portraits of his contemporaries and gives a precise analysis of the styles, influences and artistic trends of the early 18th century. The section on Jean-François Dandrieu, reads thus : « Parisian, organist of the King and to the churches of St Merry and St Barthélémy, died in Paris on 16 january 1740 in his 56th year, buried in the church of St Barthélémy ». In actual fact, Dandrieu was born in 1682 and died on 17 january 1738. We willingly forgive Evrard Titon du Tillet for his mistakes in dating when we read his fine analysis of the composer’s style: « His music is melodious and harmonious, it has rather the character of that of the famous François Couperin…His composition is clear, beautiful, flowing and free of that affected harmony and those risky and brillant passages which astonish the mind more than they touch and cham the heart, which appreciates a sweet melody and natural, most varied harmony ». We can see from these words that he author favoured the italien style, which was then in its early stages, and did not feel particularly drawn to the austere counterpoint of the organists of Louis XIV’s time. Michel Corrette, twenty years later, was to confirm the importance of this school.

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